J’ai hésité à garder le mot “naturopathe”

Suite à la sortie d’un nouveau livre très critique sur la naturopathie, je me suis à nouveau interrogée sur ce mot : “naturopathe”. Est-ce que je l’assume encore ? Est-ce qu’il représente vraiment ce que je fais aujourd’hui ?

J’ai longtemps hésité à garder ce terme dans mes communications, mes cartes, mes pages de référencement… ou même quand on me demande simplement : « Tu fais quoi dans la vie ? »
Déjà, parce que j’ai plusieurs casquettes — naturopathe, masseuse et coach sportif — et je ne colle pas vraiment aux étiquettes.
Et puis, surtout car j’ai parfois du mal à assumer ce mot. C’est terrible d’écrire ça mais il m’arrive même de ressentir de la honte, de par certaines dérives.
Entre les formations en ligne qui vont de 50 à 12000€ en se basant sur de pseudo bases scientifiques, les discours dangereux, les promesses irréalistes ou les incitations à arrêter des traitements médicaux… il y a de quoi se poser des questions.

Je comprends donc totalement les critiques qui visent la naturopathie.
Il est essentiel de poser des cadres, d’assurer du sérieux et de se rappeler que l’accompagnement naturel ne remplace pas la médecine.


Ce que je fais, concrètement

Je ne soigne pas.
Je ne parle pas de patients.
Je ne fais pas de thérapie.
J’accompagne.

Mon rôle est d’aider les personnes à retrouver plus de confort, d’énergie et de compréhension de leur corps :

  • stress, fatigue, sommeil, digestion, douleurs chroniques, poids…
  • parfois même, accompagnement de personnes sous traitement médical, pour apaiser le stress ou les effets secondaires — toujours en lien avec l’équipe médicale.

J’apporte du temps, de l’écoute, et des repères simples sur l’alimentation, la respiration, le mouvement et les émotions.
J’utilise les piliers d’une bonne hygiène de vie : alimentation, équilibre émotionnel, activité physique. Et c’est déjà pas mal !
Et je sélectionne les outils avec recul — plantes, compléments validés par des études sérieuses.

Une approche réaliste et pluridisciplinaire

Mon travail s’inscrit dans une logique de prévention, d’accompagnement et de soulagement.
Je croise ce que j’ai appris de cette “médecine traditionnelle occidentale” (selon l’OMS) avec la médecine allopathique, sans jamais les confondre.
Je renvoie vers les professionnels compétents dès que cela dépasse mon champ d’action.
Et je serais ravie que ce type d’approche puisse continuer à coexister, dans un esprit de collaboration — comme c’est déjà le cas dans certains centres ressources où la dimension bien-être a toute sa place aux côtés du soin médical.


Alors, j’ai décidé quoi ?

Je continue de réfléchir. Et je pense à compléter petit à petit ma formation par un diplôme ou une certification reconnue en diététique / nutrition. De toutes façons, je passe mon temps à approfondir mes connaissances 🙂

Donc pour le moment, je garde le mot naturopathe.
Parce qu’il reste identifiable, et que beaucoup de personnes qui viennent me voir savent intuitivement de quoi il s’agit.
Mais surtout, parce que j’en garde l’essence : considérer la personne dans sa globalité, et l’aider à retrouver ses repères pour mieux vivre au quotidien.

Et finalement, c’est peut-être ça, l’important.

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